Ecrits de Paris
Ecrits de
Paris
(Publié au mois de mars 2008)
La
destruction des Allemands ethniques et des prisonniers de guerre
allemands en Yougoslavie: 1945-53
Tomislav Sunic
Les pertes militaires et civiles
allemandes pendant et surtout après la Seconde Guerre mondiale
sont encore enveloppées dans un voile de silence, du moins
dans les mass médias, même si une large littérature
spécialisée existe sur le sujet. Ce silence, dû
en grande partie à la négligence académique, a
des raisons profondes et mérite une enquête plus
attentive. Pourquoi, par exemple, les pertes civiles allemandes, et
tout particulièrement celles, gigantesques, qui sont survenues
après-guerre chez les Allemands ethniques, sont-elles abordées
aussi sommairement dans les manuels scolaires d'histoire ? Les mass
médias - télévisions, journaux, films et
magazines - se penchent rarement, ou pas du tout, sur le sort des
millions de civils allemands d'Europe centrale et orientale pendant
et après la Seconde Guerre mondiale.
Le traitement infligé aux
Allemands ethniques civils - ou Volksdeutsche - en Yougoslavie après
1945 peut être considéré comme un cas classique
de « nettoyage ethnique » à grande échelle.
Un examen attentif de ces tueries de masse présente des
problèmes historiques et légaux, surtout quand on
examine la loi internationale moderne, notamment celle qui «
fonde » le Tribunal des Crimes de Guerre de la Haye qui
s'occupe des crimes de guerre survenus dans les Balkans en 1991-1995.
Or le triste sort des Allemands ethniques de Yougoslavie pendant et
après la Seconde Guerre mondiale ne devrait pourtant pas être
occulté. Au contraire, une bonne compréhension du sort
des Allemands ethniques de Yougoslavie doit encourager au scepticisme
concernant l'application de la loi internationale d'aujourd'hui.
Pourquoi les souffrances de certaines nations ou de certains groupes
ethniques sont-elles ignorées, alors que celles d'autres
nations et groupes reçoivent l'attention sympathique des
médias et des politiciens occidentaux ?
Au début de la Seconde
Guerre mondiale, en 1939, plus d'un million et demi d'Allemands
ethniques vivaient dans l'Europe du Sud-Est, c'est-à-dire en
Yougoslavie, en Hongrie, et en Roumanie. En raison de leur résidence
au long du fleuve Danube, ces gens étaient connus sous le nom
populaire de « Souabes du Danube » ou Donauschwaben. La
plupart étaient les descendants des colons qui vinrent dans
cette région fertile aux XVIIe et XVIIIe siècles, à
la suite de la libération de la Hongrie du joug turc. Pendant
des siècles, le Saint Empire Romain et ensuite l'Empire des
Habsbourg luttèrent contre la domination turque dans les
Balkans, et résistèrent à l'« islamisation
» de l'Europe. Dans cette lutte, les Allemands du Danube
étaient vus comme le rempart de la civilisation occidentale et
étaient tenus en haute estime par l'empire autrichien (et plus
tard, austro-hongrois) à cause de leur productivité
agricole comme de leurs prouesses militaires. Le Saint Empire Romain
et l'Empire des Habsbourg étaient des entités
multiculturelles et multinationales au vrai sens du terme, dans
lesquelles des groupes ethniques divers vécurent pendant des
siècles dans une harmonie relative.
Après la fin de la Première
Guerre mondiale, en 1918, qui provoqua l'effondrement de l'empire
austro-hongrois des Habsbourg, et après le traité de
Versailles de 1919, le statut juridique des Donauschwaben allemands
devint incertain. Quand le régime national-socialiste fut
établi en Allemagne en 1933, les Donauschwaben comptaient
parmi les plus de douze millions d'Allemands ethniques qui vivaient
en Europe centrale et orientale et en dehors des frontières du
Reich allemand. Beaucoup de ces gens furent inclus dans le Reich
suite à l'incorporation de l'Autriche et de la région
des Sudètes en 1938, de la Tchécoslovaquie en 1939, et
de portions de la Pologne à la fin de 1939. La «
question allemande », c'est-à-dire la lutte pour
l'autodétermination des Allemands ethniques en-dehors des
frontières du Reich allemand, fut un facteur important dans
l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale. Même après
1939, plus de trois millions d'Allemands ethniques restèrent
en-dehors des frontières du Reich élargi, notamment en
Roumanie, en Yougoslavie, en Hongrie et en Union Soviétique.
Le premier Etat yougoslave de
1919-1941 avait une population de quelque 14 millions de gens de
diverses cultures et religions. A la veille de la Seconde Guerre
mondiale, la Yougoslavie incluait près de six millions de
Serbes, environ trois millions de Croates, plus d'un million de
Slovènes, quelque deux millions de Bosniaques musulmans, un
million d'Albanais ethniques au Kosovo, à peu près un
demi million d'Allemands ethniques, et un autre demi million de
Hongrois ethniques. Après l'effondrement de la Yougoslavie en
avril 1941, suivi par une rapide avance militaire allemande, environ
200.000 Allemands ethniques devinrent automatiquement citoyens de
l'Etat Indépendant de Croatie nouvellement établi, un
pays dont les autorités militaires et civiles restèrent
alliées au Troisième Reich jusqu'à la dernière
semaine de la guerre en Europe. La plupart des Allemands ethniques
restants - environ 300.000 dans la région de Voïvodine -
passèrent sous la juridiction de la Hongrie, qui incorpora
cette région pendant la guerre (après 1945, cette
région fut rattachée à la partie serbe de la
Yougoslavie).
Le sort des Allemands ethniques
devint sinistre pendant les derniers mois de la Seconde Guerre
mondiale, surtout après la fondation de la seconde
Yougoslavie, un Etat communiste multiethnique dirigé par le
maréchal Josip Broz Tito. Vers la fin d'octobre 1944, les
forces de guérilla de Tito, aidées par l'avance
soviétique et généreusement assistées par
les fournitures aériennes des Alliés occidentaux,
prirent le contrôle de Belgrade, la capitale serbe qui servit
plus tard de capitale à la nouvelle Yougoslavie. L'un des
premiers actes juridiques du nouveau régime communiste fut le
décret du 21 novembre 1944, sur « La décision
concernant le transfert des biens de l'ennemi dans la propriété
de l'Etat ». Il déclarait « ennemis du peuple »
les citoyens d'origine allemande, et les privait de droits civiques.
Le décret ordonnait aussi la confiscation par le gouvernement
de tous les biens, sans compensation, des Allemands ethniques de
Yougoslavie. Une loi additionnelle, promulguée à
Belgrade le 6 février 1945, retira la citoyenneté
yougoslave aux Allemands ethniques du pays.
A la fin de 1944 - alors que les
forces communistes avaient déjà pris le contrôle
de l'est des Balkans, c'est-à-dire de la Bulgarie, de la
Serbie et de la Macédoine - l'Etat de Croatie, allié
aux Allemands, tenait encore bon. Cependant, au début du mois
d'avril 1945, les troupes allemandes, en même temps que les
troupes et les civils croates, commencèrent à faire
retraite vers le sud de l'Autriche, notamment vers la Carinthie.
Pendant les deux derniers mois de la guerre, la majorité des
civils allemands ethniques de Yougoslavie rejoignirent aussi ce grand
trek. La crainte des réfugiés devant la torture et la
mort était tout à fait fondée, étant
donné l'horrible traitement infligé par les forces
soviétiques aux Allemands civils en Prusse orientale et dans
d'autres parties de l'Europe de l'Est. A la fin de la guerre, en mai
1945, les autorités allemandes avaient évacué
environ 220.000 Allemands ethniques de Yougoslavie vers l'Allemagne
et l'Autriche. Pourtant, beaucoup restèrent dans leur patrie
ancestrale ravagée par la guerre.
Après la fin des combats en
Europe, le 8 mai 1945, plus de 200.000 Allemands ethniques qui
étaient restés en arrière en Yougoslavie
devinrent effectivement les captifs du nouveau régime
communiste. Quelque 63.635 civils allemands ethniques yougoslaves
(femmes, hommes et enfants) périrent sous le règne
communiste entre 1945 et 1950 - c'est-à-dire environ 18% de la
population civile allemande. La plupart moururent d'épuisement
par le travail forcé et le « nettoyage ethnique »,
ou de maladie et de malnutrition. Le « miracle économique
» tellement vanté par la Yougoslavie titiste et plus
tard par les "soixante-huitards" occidentaux, il faut le
noter, fut le résultat direct du labeur de milliers de
travailleurs forcés allemands qui, à la fin des années
1940, aidèrent à reconstruire le pays.
Les biens des Allemands ethniques
de Yougoslavie, confisqués après la Seconde Guerre
mondiale, représentaient 97.490 petits commerces, usines,
magasins, fermes et affaires diverses. Les biens immobiliers et
terres cultivées confisqués s'élevaient à
637.939 hectares et devinrent propriété de l'Etat
yougoslave. D'après un calcul de 1982, la valeur des biens
confisqués aux Allemands ethniques de Yougoslavie atteignait
15 milliards de marks, ou environ sept milliards de dollars US. En
prenant en compte l'inflation, cela correspondrait aujourd'hui à
18 milliards de dollars américains. De 1948 à 1985,
plus de 87.000 Allemands ethniques qui résidaient encore en
Yougoslavie se sont installés en Allemagne et sont devenus
automatiquement citoyens allemands.
Tout cela constitua la «
solution finale de la question allemande » en Yougoslavie
titiste.
D'un million et demi d'Allemands
ethniques qui vivaient dans le bassin du Danube en 1939-1941, quelque
93.000 servirent durant la Seconde guerre mondiale dans les forces
armées de la Hongrie, de la Croatie et de la Roumanie - des
pays de l'Axe, alliés à l'Allemagne - ou dans les
forces armées allemandes régulières. Les
Allemands ethniques de Hongrie, de Croatie et de Roumanie qui
servirent dans les formations militaires de ces pays demeurèrent
citoyens de ces Etats respectifs.
De plus, de nombreux Allemands
ethniques de la région danubienne servirent dans la division
Waffen-SS « Prinz Eugen », qui regroupa quelque 10.000
hommes pendant son existence durant la guerre (cette formation fut
nommée en l'honneur du prince Eugène de Savoie, qui
avait remporté de grandes victoires contre les forces turques
à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe
dans les Balkans). S'engager dans la division « Prinz Eugen »
conférait automatiquement la citoyenneté allemande à
la recrue.
Des 26.000 Allemands ethniques
danubiens qui perdirent la vie en servant dans diverses formations
militaires, la moitié périt après la fin de la
guerre dans des camps yougoslaves. Les pertes de la division «
Prinz Eugen » furent particulièrement élevées,
le gros de la division s'étant rendu après le 8 mai
1945. Quelque 1.700 de ces prisonniers furent tués dans le
village de Brezice près de la frontière croato-slovène,
et la moitié restante périt au travail forcé
dans les mines de zinc de la Yougoslavie, près de la ville de
Bor, en Serbie.
En dehors du « nettoyage
ethnique » des civils et soldats allemands du Danube, quelque
70.000 Allemands qui avaient servi dans les forces régulières
de la Wehrmacht périrent en captivité en Yougoslavie.
La plupart d'entre eux moururent lors de représailles, ou
comme travailleurs forcés dans les mines, en construisant des
routes, dans des chantiers navals, etc. C'étaient
principalement des soldats du « Groupe d'Armée E »
qui s'étaient rendus aux autorités militaires
britanniques dans le sud de l'Autriche au moment de l'armistice du 8
mai 1945. Les autorités britanniques livrèrent environ
150.000 de ces prisonniers de guerre allemands aux partisans
yougoslaves communistes sous prétexte d'un rapatriement
ultérieur en Allemagne.
La plupart de ces anciens soldats
réguliers de la Wehrmacht périrent dans la Yougoslavie
d'après-guerre en trois phases. Pendant la première
phase, plus de 7.000 soldats allemands capturés moururent dans
les « marches d'expiation » (Suhnemärsche)
organisées par les communistes, faisant 1.300 kilomètres
depuis la frontière sud de l'Autriche jusqu'à la
frontière nord de la Grèce. Pendant la seconde phase, à
la fin de l'été 1945, de nombreux soldats allemands en
captivité furent sommairement exécutés ou jetés
vivants dans de grandes carrières de karst le long de la côte
de Dalmatie, en Croatie. Dans la troisième phase, de 1945 à
1955, 50.000 autres périrent comme travailleurs forcés,
de malnutrition et d'épuisement. Le nombre total des pertes
allemandes en captivité yougoslave après la fin de la
guerre - incluant les civils et soldats « allemands du Danube »
ethniques, ainsi que les Allemands « du Reich »
(Reichsdeutsche) - peut donc être estimé à
120.000 assassinés, affamés, tués au travail, ou
disparus.
Quelle est l'importance de ces
chiffres ? Quelles leçons peut-on tirer de ces pertes
allemandes d'après-guerre ? Il est important de souligner que
le triste sort des civils allemands des Balkans n'est qu'une petite
partie de la topographie de la mort communiste. Au total, entre 7 et
10 millions d'Allemands - personnel militaire ou civils - moururent
pendant et après la Seconde Guerre mondiale en Europe et en
Union Soviétique. La moitié d'entre eux périt
dans les derniers mois de la guerre, ou après la reddition
sans conditions de l'Allemagne le 8 mai 1945. Les pertes allemandes,
à la fois civiles et militaires, furent sensiblement plus
élevées pendant la « paix » que pendant la
« guerre ».
Pendant les mois qui précédèrent
et suivirent la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands
ethniques furent tués, torturés et dépossédés
dans toute l'Europe orientale et centrale, notamment en Silésie,
en Prusse orientale, en Poméranie et dans les Sudètes.
En tout 12 à 15 millions d'Allemands s'enfuirent ou furent
chassés de leurs foyers pendant ce qui reste peut-être
le plus grand « nettoyage ethnique » de l'histoire. Sur
ce nombre, plus de deux millions de civils allemands furent tués
ou perdirent la vie.
Les génocides communistes
dans la Yougoslavie d'après-guerre sont rarement abordés
par les médias des pays qui émergèrent des
ruines de la Yougoslavie communiste en 1991, même si, chose
remarquable, il y a aujourd'hui dans ces nouveaux pays une plus
grande liberté d'expression et de recherche historique que
dans les pays d'Europe occidentale. Les élites
post-communistes de Croatie, de Serbie et de Bosnie, largement
composées d'anciens communistes, semblent partager un intérêt
commun à refouler leur passé criminel concernant le
traitement des civils allemands.
L'éclatement de la
Yougoslavie en 1990-91, les événements qui y
conduisirent, ainsi que la guerre et les atrocités qui
suivirent, ne peuvent être compris que dans le cadre de grandes
tueries menées par les communises yougoslaves de 1945 à
1950. Comme nous l'avons déjà noté, le
"nettoyage ethnique" n'a rien de nouveau. Même si
l'on considère l'ancien dirigeant serbe Slobodan Milosevic et
les prévenus croates actuellement jugés par le Tribunal
International des Crimes de Guerre de La Haye comme de vils
criminels, leurs crimes, soit réels, soit présupposés,
demeurent minuscules par rapport à ceux du fondateur de la
Yougoslavie communiste, Josip Broz Tito. Tito mena le «
nettoyage ethnique » et les tueries de masse sur une bien plus
grande échelle, contre les Croates, les Allemands et les
Serbes, souvent avec l'aval des gouvernements britannique et
américain. Son règne en Yougoslavie (1945-1980), qui
coïncida avec l'ère de la « Guerre froide »,
fut généralement soutenu par les puissances
occidentales, qui considéraient son régime comme un
facteur de stabilité dans cette région de l'Europe.
Par ailleurs, la tragédie
des Allemands des Balkans fournit aussi des leçons sur le sort
des Etats multiethniques et multiculturels. Deux fois durant le XXe
siècle, la Yougoslavie multiculturelle éclata dans un
carnage inutile tout en déclanchant une spirale de haines
entre ses groupes ethniques constituants. On peut conclure, par
conséquent, que pour des nations et des cultures différentes,
sans parler de races différentes, il vaut mieux vivre à
part, séparés par des murs, plutôt que de vivre
dans une fausse convivialité qui cache des animosités
et laisse des ressentiments durables.
Peu de gens pouvaient prévoir
les sauvages tueries interethniques qui balayèrent les Balkans
après l'effondrement de la Yougoslavie en 1991, et ceci entre
des peuples d'origine anthropologique relativement similaire. On ne
peut que s'interroger avec inquiétude sur l'avenir des
Etats-Unis et de la France où des tensions communautaires
entre les populations autochtones et des masses d'allogènes du
Tiers Monde laissent présager un désastre avec des
conséquences beaucoup plus sanglantes.
La Yougoslavie multiculturelle, fut
avant tout la création des dirigeants français,
britanniques et américains qui signèrent le Traité
de Versailles en 1919, et des dirigeants britanniques, soviétiques
et américains qui se rencontrèrent à Yalta et à
Postdam en 1945. Les figures politiques qui créèrent la
Yougoslavie ex nihilo comprenaient très mal la perception que
les différents peuples locaux avaient d'eux -mêmes et
des autres peuples de leur voisinage.
Bien que les morts, les souffrances
et les dépossessions subies par les Allemands ethniques des
Balkans pendant et après la Seconde Guerre mondiale soient
bien connues des autorités allemandes et des historiens
indépendants, elles continuent à être ignorées
par les grands médias des Etats-Unis et de l'Europe. Pourquoi
? On peut penser que si ces pertes allemandes étaient plus
largement discutées et mieux connues, elles stimuleraient
probablement une vision alternative de la Seconde Guerre mondiale, et
en fait de toute l'histoire du XXe siècle. Une meilleure
connaissance des pertes civiles allemandes pendant et après la
Seconde Guerre mondiale pourrait bien encourager une discussion sur
la dynamique des sociétés multiculturelles
d'aujourd'hui. Or, cette démarche, à son tour
risquerait d' affecter significativement les idées et les
mythes dominants qui façonnent l'Europe depuis 1945. Un débat
ouvert sur les causes et les conséquences de la Seconde Guerre
mondiale ternirait aussi la réputation de nombreux
spécialistes et faiseurs d'opinion aux Etats-Unis et en
Europe. Il est probable qu'une meilleure connaissance des crimes
commis par les Alliés pendant et après la Seconde
Guerre mondiale, au nom de "la démocratie", pourrait
changer les mythes fondateurs de nombreux États contemporains.
Tomislav
Sunic
(écrivain)
tomislav.sunic@zg.htnet.hr
T. Sunic
est auteur de Homo americanus; Child of the Postmodern Age
(2007).
____________________________________
Notes:
1. Mads
Ole Balling, Von Reval bis Bukarest (Copenhagen:
Hermann-Niermann-Stiftung, 1991), vol. I and vol. II.
2. L. Barwich, F. Binder, M.
Eisele, F. Hoffmann, F. Kühbauch, E. Lung, V. Oberkersch, J.
Pertschi, H. Rakusch, M. Reinsprecht, I. Senz, H. Sonnleitner, G.
Tscherny, R. Vetter, G. Wildmann, Weissbuch der Deutschen aus
Jugoslawien: Erlebnisberichte 1944-48 (Munich: Universitäts
Verlag, Donauschwäbische Kulturstif-tung, 1992, 1993), vol. I,
vol. II.
3. Sur les forces armées de
la Croatie pendant la Seconde guerre mondiale, et leur destruction
après 1945 par les communistes yougoslaves, voir Christophe
Dolbeau, Les Forces armées croates, 1941-1945 (Lyon [BP 5005,
69245 Lyon cedex 05, France]: 2002).
Sur l'attitude souvent
critique des officiels militaires et diplomatiques allemands envers
le régime allié oustachi de l'Etat Indépendant
de Croatie (« NDH »), voir Klaus Schmider,
Partisanenkrieg in Jugoslawien 1941-1944 (Hamburg: Verlag E.S.
Mittler & Sohn, 2002). Ce livre inclut une impressionnante
bibliographie, et cite des documents allemands jusqu'ici non-publiés.
Malheureusement, l'auteur ne fournit pas de données précises
concernant le nombre de soldats allemands (incluant des civils et des
soldats croates) qui se rendirent aux forces britanniques dans le sud
de l'Autriche, et qui furent ensuite livrés aux autorités
communistes yougoslaves. Le nombre de captifs croates qui périrent
après 1945 dans la Yougoslavie communiste demeure un sujet
chargé d'émotion en Croatie, avec d'importantes
implications pour la politique intérieure et étrangère
du pays.
4. Anton Scherer, Manfred Straka,
Kratka povijest podunavskih Nijemaca/ Abriss zur Geschichte der
Donauschwaben (Graz: Leopold Stocker Verlag/ Zagreb: Pan Liber,
1999), esp. p. 131; Georg Wildmann, Genocide of the Ethnic Germans in
Yugoslavia 1944-1948 (Santa Ana, Calif.: Danube Swabian Association
of the USA, 2001), p. 31.
5. A. Scherer, M. Straka, Kratka
povijest podunavskih Nijemaca/ Abriss zur Geschichte der
Donauschwaben (1999), pp. 132-140.
6. Georg Wildmann, Verbrechen an
den Deutschen in Jugoslawien, 1944-48 (Munich: Donauschwäbische
Kulturstiftung, 1998), esp. pp. 312-313. a servi de base au livre en
langue anglaise : Georg Wildmann, Genocide of the Ethnic Germans in
Yugoslavia 1944-1948 ( Santa Ana, Calif.: Danube Swabian Association
of the USA, 2001).
7. G. Wildmann, Verbrechen an den
Deutschen in Jugoslawien, 1944-48, p. 274.
8. Wendelin Gruber, In the Claws of
the Red Dragon: Ten Years Under Tito's Heel (Toronto: St.
Michaelswerk, 1988). Traduit de l'allemand en anglais Frank
Schmidt.
En 1993, le père Gruber souffrant exile au
Paraguay revint en Croatie pour passer ses dernières années
dans un monastère jésuite à Zagreb. Je parlai
avec lui peu avant sa mort le 14 août 2002, à l'âge
de 89 ans.
9. Stéphane Courtois, The
Black Book of Communism: Crimes, Terror, Repression (Cambridge:
Harvard Univ. Press, 1999).
10. G. Wildmann, Verbrechen an den
Deutschen in Jugoslawien , p. 22.
11. Armin Preuss, Prinz Eugen: Der
edle Ritter (Berlin: Grundlagen Verlag, 1996).
12. Otto Kumm, Geschichte der 7.
SS-Freiwilligen Gebirgs-Division "Prinz Eugen" (Coburg:
Nation Europa, 1995).
13. Roland Kaltenegger, Titos
Kriegsgefangene: Folterlager, Hungermärsche und Schauprozesse
(Graz : Leopold Stocker Verlag, 2001).
14. Alfred-Maurice de Zayas,
Nemesis at Potsdam: The Expulsion of the Germans From the East.
(Lincoln: Univ. of Nebraska, 1989 [3rd rev. ed.]); Alfred-Maurice de
Zayas, The German Expellees: Victims in War and Peace (New York: St.
Martin's Press, 1993); Alfred-Maurice de Zayas, A Terrible Revenge:
The "Ethnic Cleansing" of the East European Germans,
1944-1950 (New York: St. Martin's Press, 1994); Ralph F. Keeling,
Gruesome Harvest: The Allies' Postwar War Against the German People
(Institute for Historical Review, 1992).
15. Tomislav Sunic, Titoism and
Dissidence: Studies in the History and Dissolution of Communist
Yugoslavia (Frankfurt, New York: Peter Lang, 1995)
Tomislav Sunic est détenteur
d'un doctorat en sciences politiques de l'Université de
Californie, Santa Barbara. Il est écrivain, traducteur et
ancien professeur de sciences politiques aux USA. Tom Sunic vit
actuellement avec sa famille en Croatie. Une interview de lui, «
Reexamining Assumptions », a paru dans le numéro de
mars-avril 2002 du Journal of Historical Review. Son livre le plus
récent est Homo americanus: Child of the Postmodern Age
(2007), qui peut être obtenu via Amazon books. Pour plus
d'autres articles de lui, voir son site. doctorsunic.netfirms.com
Cet article est une adaptation du
discours du Dr. Sunic le 22 juin 2002, à la 14ème
Conférence de l'IHR, à Irvine en Californie.